Les mesures d'austérité conduisent l'Europe au suicide, affirme un prix Nobel d'économie

L’élection française à la présidence de la République a exacerbé les prises de position relatives aux plans d’austérité à mettre en place pour tenter d’éponger sinon d’éliminer les dettes souveraines de chacun des pays membres de l'Union européenne. La pierre d’achoppement est tout simplement, si l’on peut dire, s’il faut ou non accompagner les programmes d’austérité d’un pacte de croissance. Pour faire simple, doit-on financer la croissance par le déficit budgétaire ou se limiter à réduire les dépenses publiques et augmenter les impôts ? Nombreux sont les experts qui se sont prononcés pour l’une ou l’autre orientation. Nous présentons ici à nos lecteurs un avis, parmi d’autres, émanant d’un économiste de grande renommée, le prix Nobel Joseph Stiglitz.
Les populistes contre les médiagogues (édito 5/2012)

Le clivage politique droite/gauche persiste. Il a structuré les stratégies présidentielles de Nicolas Sarkozy (Buisson) et de François Hollande (Terra nova). Mais pour comprendre le jeu politique, il faut analyser une autre fragmentation : celle qui oppose les médiagogues et les populistes. Andrea Massari fait le point pour Polémia.
Les élections en Grèce et en France annoncent de nouveaux conflits sociaux à l'horizon

Polémia a relevé sur la toile un article publié par le World Socialist Web Site, dont on connaît la couleur politique : cet organe du Comité international de la Quatrième Internationale a pour responsable éditorial le militant trotskyste David North. Cet article est intéressant par la perspective sociale et politique qu’il donne aux événements électoraux européens du 6 mai dernier. Selon WSWS, la « lutte finale » ne sera pas gagnée par les « travailleurs », mais bien par les marchés financiers, pourvoyeurs de fonds aux Etats en déliquescence. Alors, encore une fois, à quoi servent les élections, outils de la démocratie comme la démocratie est l'outil du mondialisme ?
Polémia présente cet article comme un éclairage qui montre une fois de plus que l'économie est entre les mains de l'oligarchie mondiale et que ce sont « les marchés qui imposeront leur volonté au nouveau président ». Cela ne veut pas dire que nous partageons les objectifs doctrinaux de ce Comité.
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Timeo Danaos… et « dettam » ferentes

La Grèce, point de mire de toute l’Europe, sortira-t-elle ou non de l’euro ? Cette petite démocratie, dont le peuple ne supporte plus les oukases de Bruxelles, est au bord du chaos généralisé. Plongée dans une paralysie politique depuis les élections de dimanche dernier qui n’ont dégagé aucune majorité, la Grèce rend fous tant les instances européennes que les investisseurs étrangers qui ne craignent qu’une seule chose, qu’elle s’abandonne aux forces anti-rigueur exprimées par les urnes. Françoise Monestier, qui a une bonne connaissance du pays, tente d’apporter un peu de clarté à une situation pour le moins inextricable, qui, c’est à craindre, peut fort bien gagner d’autres démocraties en déliquescence.
François Hollande un président élu minoritaire ?

L’élection de François Hollande est « un choix démocratique républicain », comme l’a déclaré bizarrement Nicolas Sarkozy au soir du 6 mai à la Mutualité (Le Monde du 8 mai 2012). C’est sans doute pourquoi Pierre Moscovici estime que sa sortie a été « digne » (Le Monde du 10 mai 2012) !…
Michel Geoffroy examine pour Polémia la « démocratie républicaine » en action, c'est-à-dire en nombre de voix bien concrètes et non en pourcentages comme le font les médias !
UMP-FN : le rapprochement, c'est maintenant ?

François Hollande et la gauche n’ont pas gagné l’élection présidentielle ; c’est Nicolas Sarkozy qui l’a perdue. A l’exception de l’élection de 2002, jamais un candidat n’avait été élu quasi-exclusivement par défaut. Etienne Lahyre, correspondant à l’ENA de Polémia, poursuit ici son étude des élections présidentielles
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Terra Nova/Buisson : pourquoi les stratégies électorales des candidats Hollande et Sarkozy étaient les bonnes malgré les nombreuses critiques

Le candidat PS a visé l'électorat évoqué dans une fameuse note du think-tank Terra Nova. Le candidat UMP a suivi la stratégie élaborée par son conseiller Patrick Buisson. Tous deux ont placé la question identitaire au coeur de leur campagne. A juste titre tant cette thématique trouve un écho profond au sein de la France d'aujourd'hui.
« L'Inquisition médiatique » de Francis Puyalte

De minimis non curat praetor, dit l’adage latin, mais il n’est pas de sujet, si subalterne soit-il en apparence, qui échappe aux champions de la désinformation. On ne s’étonnera donc pas de voir ceux-ci à l’œuvre dans le traitement des faits divers, ce qui est logique dans la mesure où ces derniers passionnent un public trop souvent, hélas, indifférent à la politique.
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Lendemain d'élections--Réflexions pour un 8 mai--Les maladies infantiles du populisme

Politologues, observateurs, chroniqueurs ou éditorialistes, tous se sont accordés pour dire que le vote FN du 22 avril était un bouleversement et que, d’une façon ou d'une autre, il changerait les données électorales à venir.
Dominique Venner, lui, tout en faisant un premier constat, celui du ratage de Sarkozy dans sa manœuvre de « siphonnage » de l’électorat FN à son profit – ce que tout le monde reconnaît, Sarkozy en tête –, estime que la grande première de ce premier tour est une sorte de renaissance du FN qui sort de cette aventure « entièrement rajeuni et dynamisé ». Il regrette néanmoins que le parti de MLP, qui bouscule le bipolarisme issu du gaullisme, soit atteint d’une sorte de « maladie infantile » que l’on retrouverait chez beaucoup des mouvements populistes qui éclosent en Europe.
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La sale soirée de l'électeur de droite

Philippe Christele avait publié un texte expliquant les raisons de voter Sarkozy. Il revient sur la soirée du 6 mai et décrypte la novlangue de François Hollande : l'égalitarisme en embuscade derrière la justice ; l'immigration comme traduction du mot jeunesse. Nous livrons ce point de vue à nos lecteurs en complément des analyses précédentes de Michel Geoffroy et Andrea Massari.
Les vraies raisons de la défaite de Sarkozy

Au premier tour, le « bloc patriotique » (Sarkozy, Le Pen, Dupont-Aignan) a obtenu 47% et devancé la gauche – 43% – de 4 points. Le total de la droite et du centre s’élevait même à 56%. Pourtant, malgré une campagne extrêmement active et « clivante », Nicolas Sarkozy ne parvient à rassembler au deuxième tour que 48,1% des suffrages (à 20h.). Ce résultat plus qu’honorable est le reflet d’une campagne acharnée. La stratégie « à droite toute » était la bonne, mais elle ne pouvait suffire à rétablir la situation. Trois raisons expliquent l’échec du candidat de l’UMP : la démonétisation de la parole sarkozyste, l’absence de réciprocité dans les relations avec le Front national, le fait que dans le passé les pires réformes soient dues à la « droite » de gouvernement et non à la gauche.
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Vae victis : la défaite méritée de la droite la plus bête du monde

Le 6 mai 2012, ce n’est pas la gauche qui a gagné. C’est la droite qui a perdu. Une défaite méritée, selon Michel Geoffroy. Car la droite a cumulé les erreurs : elle a délaissé la lutte des idées ; elle a adopté, dans sa pratique gouvernementale, l’idéologie de gauche ; elle a trompé en permanence son électorat ; elle a été incapable de s’unir ; elle s’est coupée du peuple. Deux mois de grand écart verbal sarkozyste ne pouvaient suffire à faire oublier des années de déceptions et d’humiliations. Le temps de l’analyse est venu.
Le 6 mai les Français ont élu leur Kerenski

François Hollande a été élu par défaut : par rejet de Nicolas Sarkozy et parce que ce dernier n’a pas su faire le plein de voix de droite. Mais le « changement » que François Hollande a promis ne remet pas en cause l’essentiel : l’ouverture des frontières. Le programme de François Hollande ne répond ni à la situation, ni aux attentes du pays, ni aux rapports de force. Il n’est pas l’homme de la situation. Comme Kerenski, François Hollande ne voit pas la force qui vient : des profondeurs du pays et de ses périphéries. Le parallèle historique de Michel Geoffroy peut paraître osé. Néanmoins, même si les circonstances sont loin d’être les mêmes, il paraît évident que les deux hommes ont en commun une inadaptation à la situation qu’ils affrontent.
Présidentielles : quelles leçons pour la communication ?

L’élection présidentielle est un événement de communication qui n’a pas d’équivalent, tant du point de vue de l’occupation des médias que du buzz qu’elle suscite, ou encore de la palette de techniques et d’outils qu’elle mobilise. Sans attendre le résultat, il est déjà possible d’en tirer quelques leçons.
Polémia, toujours sensible à tout ce qui touche à l’information et aux médias, les accueille très volontiers.
« Mémoire vive » de Alain de Benoist

Mémoire vive, d’Alain de Benoist, est un livre d’entretiens avec François Bousquet : un festival d’intelligence, une promenade idéologique passionnante. A la fois histoire intellectuelle du dernier demi-siècle et panorama des enjeux du XXIe, Mémoire vive se lit d’une seule traite. Jean-Yves Le Gallou fait le point pour Polémia.
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